
Je m’y suis intéressée parce que, très concrètement, j’ai vu ce qui était en train de se passer dans les rédactions; Des journalistes compétents, engagés…mais sous pression. Trop de temps passé sur des tâches répétitives.
Pas assez sur ce qui fait réellement la valeur du métier.
Et en parallèle, des outils d’IA de plus en plus puissants, de plus en plus nombreux mais peu compris ou connus, mal utilisés, ou simplement ignorés. C’est ce décalage qui m’a marquée.
Prenons l’exemple d’un échange avec un journaliste. Il venait de passer plusieurs heures à retranscrire une interview en russe.Un travail nécessaire, mais sans réelle valeur ajoutée.
Quand on a testé un outil d’IA ensemble, la transcription a pris quelques minutes, la traduction était faite dans le même temps.Sa réaction a été immédiate :
“Je vais gagner un temps fou ! Pourquoi je ne connaissais pas cette fonction ? ”
La réponse était simple. Pas parce que les outils n’existent pas. Mais parce que les équipes ne sont pas formées pour les utiliser correctement et que le temps de formation est toujours difficile à trouver.
Mobiliser une journée de formation ou plus est un défi qui est souvent repoussé à plus tard car l’actualité n’attend pas, c’est dans l’ADN des rédactions et c’est compréhensible.
C’est pour cela que les formations en distanciel et sur mesure ont tout leur intérêt; elles sont plus flexibles que les formations en présentiel.
Le sujet n’était pas technologique. Il était humain. Les rédactions n’ont pas besoin de plus d’outils. Elles ont besoin de :comprendre ce que l’IA peut réellement faire, savoir quand l’utiliser (et quand ne pas l’utiliser), intégrer ces usages dans leur quotidien avec des exemples concrets et cohérents.
En résumé : elles ont besoin d’une méthode sécurisée sans se noyer dans multiples options qui demandent une expertise élevée. Et elles ont besoin de flexibilité pour les formations.
En échangeant avec différents journalistes, j’ai observé les mêmes situations : des outils testés puis abandonnés, des usages ponctuels, sans cadre, des gains de temps faibles ou inexistants, une méfiance légitime liée à des erreurs.
Et pourtant… Dans le même temps, certaines rédactions gagnent déjà plusieurs heures par semaine grâce à l’IA.
La différence ? Elles avaient structuré leurs usages, éloigné la peur de se tromper en cadrant rigoureusement les pratiques et en communiquant auprès des équipes de façon éclairée et progressive.
L’intelligence artificielle ne remplacera pas les journalistes. Mais elle va profondément transformer leur manière de travailler.
Elle permet déjà de réduire de 30 à 50 % certaines tâches de production, de gagner plusieurs heures par semaine, d’améliorer la structuration de l’information, de brainstormer avec la profondeur réelle des LLM.
Mais elle pose aussi une exigence nouvelle : savoir l’utiliser avec rigueur. Parce que oui, l’IA peut se tromper.Certaines analyses montrent que des outils peuvent produire jusqu’à 10 à 20 % d’erreurs sans vérification humaine. C’est pour ça que la formation est essentielle.
J’ai choisi de me concentrer sur la formation pour une raison simple.
C’est là que tout se joue. Pas dans l’outil. Pas dans la technologie. Dans la manière dont les journalistes s’en emparent.
Et dans leur compréhension du sujet, comprendre est essentiel pour organiser son travail sans crainte de faire fausse route.
Mon objectif n’est pas de transformer les rédactions en structures technologiques.
C’est de leur permettre de gagner du temps, d’améliorer la qualité du travail,de retrouver de la marge pour penser et enquêter et surtout, de ne plus se sentir dépassé par la force impressionnante des outils.
J’accompagne les rédactions et les journalistes pour intégrer l’IA dans leur travail quotidien. Pas en théorie. Mais à partir de leur réalité.
Concrètement, cela signifie: identifier les tâches où l’IA apporte une vraie valeur, former les équipes aux bons outils, structurer des méthodes simples, sécuriser les usages en tenant compte de chacun. Ce que l’IA change vraiment
Ce n’est pas seulement une question de productivité. C’est une transformation du métier.
Les tâches répétitives diminuent. Les vérifications sont facilitées. La production de contenu est plus fluide mais on garde l’essentiel, l’analyse, l’enquête et l’angle éditorial qui fait la sève de chaque média.
Mais attention
L’IA n’est pas une solution miracle alors qu’elle est souvent présentée comme telle.
Je ne cherche pas à “digitaliser” les rédactions.
Je cherche à les rendre plus efficaces, plus autonomes, plus sereines face aux évolutions. Et surtout : plus concentrées sur leur cœur de métier. Aujourd’hui, le vrai enjeu.
Le sujet n’est plus :
“faut-il utiliser l’IA ?” Mais : “comment l’utiliser intelligemment ?” Et surtout : “à quelle vitesse vos équipes vont-elles monter en compétence ?”
Si vous vous reconnaissez dans ces constats : une charge de travail importante, des outils peu exploités, une volonté de structurer les pratiques. Alors nous pouvons travailler ensemble.
Nous pouvons échanger sur votre fonctionnement actuel et identifier les gains possibles ainsi que construire une formation adaptée à vos besoins.
L’intelligence artificielle ne remplacera pas le journaliste.
Elle en redéfinit les conditions. Ceux qui s’y préparent aujourd’hui prennent une avance réelle. Les autres risquent de la subir, de faire des choix contraints et non maîtrisés. Et ça, personne n’en veut !

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